Le mot du maire

Le mot du maire

  | Le mot du maire – Editorial Echo du Binos n°97

Où va t-on ?

La démocratie qui devait s’étendre dans le monde, se rétracte. L’intégration républicaine dans son  ensemble se réalise de moins en moins.
L’observation montre la persistance, sinon le développement, des fractures numériques et territoriales, des inégalités, des discriminations, du racisme, de l’antisémitisme, etc.
Les écarts de richesse n’ont plus de limite. Le fossé grandissant entre les élites financières, culturelles et politiques et le reste de la population ébranle le consensus démocratique. Les classes populaires se   détournent d’institutions et d’autorités qui entérinent pareille ségrégation sociale.
Le monde subit de plus en plus d’évènements climatiques extrêmes dus au réchauffement climatique. Il est prouvé que nous allons vers une catastrophe écologique majeure. Pour lutter contre ces phénomènes et à terme la destruction du vivant, la seule transformation de nos habitudes ne suffira pas. Tant que l’autorité publique n’imposera rien aux multinationales, rien ne changera réellement, or le retour de l’Etat et de la règlementation n’est pas à l’ordre du jour.
La captation de l’intérêt général par des intérêts particuliers et la perte d’autonomie du pouvoir politique, font partie des principales causes de l’érosion du consensus social autour de nos institutions.
Comment s’étonner de la montée des populismes lorsque nos dirigeants s’alignent à ce point sur les intérêts des plus fortunés ?
Comment s’étonner du mépris grandissant pour l’autorité publique lorsqu’elle abandonne l’idée de réorganiser la société de façon plus juste ?
L’individualisme se développe. Nous twittons, tchattons, commandons de plus en plus nos courses et nos repas sur Internet. Dans notre espace privé, quotidiennement nous vivons les meurtres, les viols, les vols, les attentats, les catastrophes naturelles, en France et dans le monde entier. Ils nous sont rapportés en continu par les chaînes généralistes ou d’informations et les réseaux sociaux, comme s’ils avaient lieu chez nous, développant ainsi le sentiment d’être personnellement en danger.
Plus les liens sociaux se délitent, plus les capacités d’intégration d’une société s’amenuisent. La démocratie suppose des corps intermédiaires forts qui sociabilisent les individus et font émerger une conscience collective. Plus ils sont faibles, plus le risque autoritaire grandit.
Un exemple : l’Association des Maires de France (AMF) fait partie de ces corps intermédiaires ; elle est chargée de faire « remonter » les problématiques auxquelles sont confrontés les maires. Lors de son congrès en 2018, l’AMF proposa sept sujets de négociations au gouvernement. Ce dernier, méprisant les représentants des maires, ne daigna répondre à aucun. Ceux qui sont en haut décident, les autres n’ont qu’à appliquer.
Comme de très nombreux conseils municipaux, celui de Seysses a voté le 23 janvier, à l’unanimité, son soutien à une résolution demandant que soient pris en compte les sujets proposés.
Là où les structures collectives d’ordre politique s’effacent, les individus se rassemblent en communautés d’origine, de foi, de couleur de peau, etc.

« On ne peut pas fonder la prospérité des uns sur la misère des autres. (Vincent AURIOL) »

Le Maire, Alain PACE

 

 

 

 

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